Après des décennies d’hésitation, le Japon vient de voter à l’unanimité de signer la Convention de La Haye, qui contraint au retour dans leur pays de résidence les enfants enlevés par un parent
divorcé vivant dans un autre pays.
Le Japon restait l’unique pays du G-8 à ne pas avoir ratifié ce traité, qui a déjà 30 ans (il date de 1980) Aujourd’hui, 89 pays l’ont ratifié. Le Japon devrait devenir le 90e à le
faire en avril 2014.
Le vote est intervenu au Parlement trois mois après que le premier ministre Shinzō Abe s’y est déclaré favorable.
Ces dernières années, plusieurs cas d’enlèvement d’enfants du divorce ont défrayé la chronique au Japon, dont la législation ne reconnaît pas la notion de garde alternée. Des parents divorcés ont
enlevé des enfants dont ils n’avaient pas la garde exclusive après leur divorce : la loi japonaise leur donnait systématiquement raison, ou plus exactement ne permettait pas de contraindre
ces parents à remettre les enfants qu’ils avaient gardés.
Le premier ministre japonais envisage de créer une haute autorité nationale dont le rôle serait de localiser tous les enfants vivant actuellement au Japon dans de telles circonstances.
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